L' association dans la presse

 

Article de Vosges Matin du 16/04/17

 

Annoncée lors de la dernière assemblée générale de l’association Orgue Avenir de la Porte des Vosges que préside Aurélien Bansept, la plaquette présentant les orgues de la ville mais aussi des environs, retraçant leur histoire, superbement illustrée, vient de sortir des presses pour enrichir la documentation du patrimoine local.

Comme le rappelle le président Aurélien Bansept, cette plaquette a pu être réalisée grâce à la municipalité. « Vous pouvez aussi retrouver les informations contenues dans la plaquette sur notre site Internet réalisé par Sébastien : http://oapv.e-monsite.com

« Nous comptons rendre disponibles ces fascicules dans les églises de Raon ainsi qu’au Temple. Elles seront présentes en mairie, à l’Office de tourisme et dans tout autre lieu où leur présence sera la bienvenue… »

Présence d’un orgue dès 1754 à Saint-Luc

Concernant l’orgue de Saint-Luc, la plaquette comporte des informations précises. « Dès 1754, la présence d’un orgue est attestée à Saint-Luc. On ne sait rien à propos de cet instrument, sauf qu’il a été vendu en 1830 pour cause de reconstruction de l’église. Un nouvel orgue, composé de 3 claviers et 41 jeux, sera installé en 1862 par Jean-Nicolas Jeanpierre (« Manufacture de Rambervillers »).

Son buffet était somptueux, dessiné par Léopold Gigout, architecte à Nancy. Cet orgue fut longtemps le deuxième plus grand instrument des Vosges, après celui de la cathédrale. Déjà cet instrument était d’esthétique symphonique. Il fut détruit par les obus en août 1914. Un nouvel orgue de 3 claviers et 45 jeux (traction électro-pneumatique) sera édifié en 1931 par Joseph Rinckenbach.

L’instrument fut endommagé lors des bombardements américains en 1944. Il sera réparé en 1955 par Rœthinger de Strasbourg et aura une nouvelle console. Puis l’orgue sera remis en état en 1982 par la manufacture franc-comtoise Aubertin. Mais il sera démonté en partie en 1990. Depuis les années 2000, l’orgue présente des signes de dégradation qui nécessitent un relevage. »

Dès 1754, la présence d’un orgue est attestée à Saint-Luc. Il a été vendu en 1830 pour cause de reconstruction de l’église.
 
 
Article de L' Echo des Vosges par Marie-Josée Richard (23/06/2017)
 

 

Mjr dominque dantand

 

Un organiste pédagogue

 

Dimanche 11 juin c'était , à 16 heures une heure et demie de plaisir musical, le premier concert d 'orgue de l'année en l'église saint Luc, donné pour la restauration de l'orgue par Dominique Dantand

 

Ils ont du mérite les organistes bénévoles qui se font un nom loin d'ici , qui sont titulaires d'orgues à Nancy, à Troyes ,à Paris  ou ailleurs … ils viennent un dimanche après midi pour une heure de concert devant trop peu de spectateurs à l'invitation de « Orgue Avenir à la Porte des Vosges » . Ils ont du mérite de jouer sur un orgue devenu capricieux, fragile qui les met au défi . C'est leur amour de la musique et de cet instrument étonnant qui les motive pour ces quelques concerts annuels qu'ils donnent gratuitement au profit de l'association présidée par un organiste local, Aurélien Bansept.

Ce dimanche de juin c'est un enfant du pays né à Moussey, Dominique Dantand titulaire de l'orgue de Vezelize où se donnent en ce moment comme chaque été des concerts fort prisés, qui offrait ce concert

 

Apprendre et apprécier

Titulaire également d'un doctorat d'histoire, Dominique Dantand est un pédagogue qui a ainsi présenté en bon professeur les morceaux et les compositeurs qu'on a pu apprécier.

Il a commencé avec Bach et sa joyeuse, enthousiaste toccata en fa majeur , un classique incontournable, inestimable suivi d'une passacaille et fugue : un thème revient qu'il a emprunté à un français d'alors. Il démontre que Bach n'est pas seulement un compositeur de musique religieuse et en effet cette passacaille sonne à la fois comme une musique festive mais aussi évoque la passion du Christ de la montée au supplice à la résurrection : ce morceau de presque 15 minutes procure détente et joie profondeur et majesté.

Puis dans la suite chronologique ,il fait découvrir aux non spécialistes des compositeurs moins connus avec un Français J-J Beauvarlet- Charpentier et c'est le miracle de l'orgue qui permet de se faire flûte pour ce concerto .Et avec Johan Ludwig Krebs, un des élèves préférés de Bach,  en jouant des mains et des pieds, l'orgue remplace un trio d'instruments , violon, flûte et violoncelle.

Chaque morceau sera ainsi présenté dans ce concert en deux temps car il faut faire reposer … l'orgue !

On découvre l’offertoire de Lefebure-Wely ( 1817- 1969) qui eut fort à faire pour trouver une place quand Offenbach triomphait. Les Français avec A.Guilmand, à deux reprises , compositeur contemporain décédé en 1911 comme J Langlais ,clôtureront le concert .

 

Un instrument magique

L’instrument parfois renâcle à la tâche et rappelle qu'il a besoin de soins hélas si coûteux que la restauration tarde. Il faut aux musiciens qui le sollicitent parfois pour la bonne cause, composer , ruser , le ménager.

Entre crescendo et decrescendo, l' organiste force l'orgue qui en tremble, qui fait vibrer les bancs et le plancher et nous traverse des pieds à la tête, nous fait lever la tête ,regarder haut, comme souvent avec l'orgue. Mais ce bel et imposant ensemble de claviers et de tuyaux sait aussi nous faire rêver quand il se fait doux méditatif...

Dans cette église fraîche éclaboussée des couleurs des vitraux éclairés par le chaud soleil de cette fin d'après midi , on a encore vécu une trêve, une pause, une parenthèse … et on conclut avec un morceau que l'organiste emporterait , dit-il, sur une île déserte composé par un musicien méconnu , Friedrich Marpurg sur l'orgue situé dans le chœur. Car l'église saint Luc a cette caractéristique de posséder deux orgues le grand ,malade , de la tribune et le petit derrière l'autel dit orgue de choeur.

Vous pouvez aider à la restauration de cet orgue en adhérant à l' OAPV pour 15€ en assitant aux concerts et versant votre obole en parlant autour de vous. Un dépliant est dorénavant à votre disposition dans les OT de la Déodatie, la mairie de Raon L'Etape, Les lieux de cultes Raonnais et de la Déoadatie.

MJR

 

MJR cours de musique au pied d' un ORGUE

Cours de musique au pied d'un orgue à soigner mais qui sait encore nous apporter de la joie

 

MJR Dominque Dantand organiste

Dominique Dantand pédagogue et organiste sensible.

 

 

Article de Vosges  Matin du 22/07/17

 

L’Orgue et son histoire tourmentée


Ce dimanche, un concert sera donné par l’organiste Michael Matthes. L’association « Orgue Avenir » compte sur la générosité des auditeurs pour récolter des dons et restaurer l’orgue, qui a une longue histoire.


La première mention du premier orgue remonte à 1754. Le président d’Orgue Avenir, Aurélien Bansept, explique : « L’instrument, dont nous ne savons pas grand-chose, resta en place pendant la révolution puis fut vendu en 1830 à Nompatelize, car il fallait démolir l’église pour la reconstruire. La nouvelle église resta sans orgue jusqu’en 1865. Construit par Jean-Nicolas Jeanpierre et composé de 41 jeux répartis sur 3 claviers, l’instrument avait un buffet somptueux dessiné par Léopold Gigout, architecte à Nancy. Il fut réceptionné par Théophile Stern, organiste du Temple neuf à Strasbourg et par Romary Grosjean, organiste de la cathédrale de Saint-Dié ».
Cet instrument fut longtemps le deuxième orgue du département, après celui de la cathédrale. Il marqua une évolution de son concepteur Jean-Nicolas Jeanpierre vers une esthétique plus symphonique. Mais la Première Guerre mondiale ne l’a pas épargné. L’instrument fut détruit entièrement par les obus en août 1914.
Un nouvel orgue construit par Joseph Rinckenbach fut inauguré en 1931. Il comprenait 45 jeux répartis sur 3 claviers et pédalier, avec une traction électropneumatique des notes et des jeux. Endommagé en novembre 1944 par les bombes américaines, l’instrument ne fut réparé qu’en 1955 par la maison Rœthinger de Strasbourg qui mit à cette occasion une nouvelle console.


Le meilleur témoin de la facture post-symphonique


Remis en état en 1982 par Michel Gaillard de la manufacture d’orgues franc-comtoises Aubertin, l’orgue fut à nouveau démonté en partie en 1990 par la même maison. Cet instrument constitue le meilleur témoin de la facture post-symphonique dans le département des Vosges. La console de l’instrument est indépendante, la transmission est électropneumatique pour les notes et les jeux. La tuyauterie, de facture industrielle, est de Rinckenbach. L’orgue possède environ 2 500 tuyaux.
Avec le soutien de la municipalité, l’association « Orgue Avenir » organise des concerts et la générosité des auditeurs fait que peuvent être envisagés des travaux nécessaires de restauration.
Dimanche le talentueux Michael Matthes, organiste des cathédrales de Troyes et Tulle, sera en concert à Saint-Luc.
Concert ce dimanche à 16h, à l’église Saint-Luc. Entrée libre.


Une saison riche


La saison des concerts, toujours gratuits, se poursuit avec :
- Le 27 août à 17 h par Pascal Reber, titulaire des grandes orgues de la cathédrale de Strasbourg.
- Le 24 septembre, concert offert par Olivier Wyrwas, titulaire des orgues des Temples Saint-Etienne et Saint-Jean de Mulhouse.

 

 

Article de Vosges  Matin du 26/08/17

 

Itinéraire d’un organiste passionné

L’association Orgue Avenir a invité un organiste de renom pour un concert d’exception le 27 août à 17 h, à l’église Saint-Luc. Le concert est gratuit mais les dons seront les bienvenus, pour la restauration de l’orgue de l’édifice religieux.

Né en 1961 à Mulhouse, compositeur de musique classique de la période contemporaine, organiste de la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg, c’est un organiste renommé, Pascal Reber, qui est l’invité de l’association Orgue Avenir, toujours dans l’optique pour les auditeurs de participer grâce à leur générosité à la restauration de l’orgue de l’église Saint-Luc.

« Son apprentissage de la musique commença au conservatoire de Mulhouse auprès de Suzanne Muller-Gunst pour le piano, et de Madeleine Will et Maurice Moerlen pour l’orgue et l’écriture musicale, précise le président Aurélien Bansept. En 1982, il est accepté au conservatoire de Strasbourg dans les classes d’orgue et d’improvisation de Daniel Roth. En 1990, il complète sa formation par un cycle dans l’art de l’improvisation à l’École supérieure de musique de Sarrebruck auprès de Daniel Roth. À l’issue d’un concours international en 2002, il occupe le poste d’organiste titulaire du grand orgue Kern de la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg. Il est également organiste titulaire de l’orgue Cavaillé-Coll de l’église Saint-Étienne de Mulhouse.

« Son travail se prolonge dans une activité de composition musicale : œuvres pour orgue, chœur, piano ou encore de musique de chambre. Concertiste de renom, il se produit régulièrement en France et à l’étranger. En tant qu’interprète, il a été conduit à réaliser plusieurs enregistrements discographiques. Sa pratique de l’improvisation est régulièrement exercée tant lors des concerts que des enregistrements. »

D'organiste à professeur.

Son activité professionnelle le conduit aussi vers l’enseignement : à l’école d’orgue diocésaine d’Alsace pour la formation des organistes liturgiques depuis 1983, au conservatoire de Strasbourg en tant que chargé de cours accompagnateur des classes de chant, hautbois, violon, cors de 1988 à 1991, au conservatoire de Mulhouse en tant que professeur d’orgue de 1993 à 1995, ou en intervenant lors de master classes ou des stages d’orgue.

De 1991 à 1998, il a occupé le poste de pianiste répétiteur au ballet de l’Opéra national du Rhin puis à l’École de danse de Strasbourg. Depuis 2009, il est professeur d’orgue et répétiteur au conservatoire de Saint-Louis (Haut-Rhin).

Concert gratuit de Pascal Reber, en l’église Saint-Luc, dimanche 27 août à 17 h.

Entrée libre et libre participation.

 

Article de Vosges Matin du 19/09/17

 

Quand l’orgue se fait capricieux

Une quarantaine de personnes étaient présentes au récital donné afin de soutenir l’association « Orgue Avenir » que préside Aurélien Bansept. L’objectif de cette association est d’aider à la restauration du grand orgue de l’église Saint-Luc. Un orgue qui a d’ailleurs joué des tours à l’invité, Pascal Reber, organiste réputé dans le Grand Est. « L’orgue a été très capricieux et il a été difficile pour l’organiste de se concentrer en raison de la réponse aléatoire des jeux et des notes », explique le président. Ceci prouve qu’une restauration s’impose. À chaque concert, grâce à la générosité du public, l’avenir de cet orgue est encourageant.

 

Article de L' Echo des Vosges par Marie-Josée Richard du 02/10/17

 

D'un orgue à l'autre

 

Ce dimanche là 24 septembre, ils étaient plus nombreux que lors des précédents concerts même si on en espère encore plus et ils trouvèrent sur le parvis de l'église saint Luc une annonce : le concert est déplacé à l'église saint Georges en raison du mauvais état de l'orgue ….

 

Le concert précédent avait montré que l'orgue de saint Luc atteignait ses limites et Olivier Wyrwas le concertiste du jour a préféré s'abstenir .

L'orgue de Laneuveville est du même facteur que celui de Raon bien que moins imposant.

Le programme s'il se conclut avec Bach le compositeur attendu des amateurs d'orgue a présenté des compositeurs connus plutôt pour d'autres instruments :

 

Ainsi Mendelsohn et Brahms

Le concert commença de manière impressionnante en allégro con brio , royal bien que non propice à la rêverie sans mélodie discernable. On se serait attendu à ce que les portes s'ouvrent et qu'entrent avec majesté des personnages importants ! Ce n'était pas sans beauté et du brio il y en avait !

Puis succéda un peu de douceur avec un andante religioso plein de profondeur pour allégrement nous entraîner vers une douce rêverie , une berceuse presque à laquelle succéda un andante grave au rythme lent qui se fit de plus en plus cristallin, régulier comme le pas d'un marcheur tranquille.

Brahms lui succéda avec 4 prières aux joyeux accents lumineux, comme une danse lente comme les aime Brahms.L'orgue se fait flûte et monte en prière « mein Jesu der du mich » Jésus toi qui es là pour moi...la prière se fait ronde obsédante et tendre puis plus pressante pour finir en douceur.

 

Et que dire de ce long très long morceau de Liszt ?

Il nous réveille en fanfare par un déferlement de notes graves puis plus aiguës telles un torrent furieux. De fausses conclusions comme une eau qui s'endort et repart de plus belle en cascade . Le morceau étonnant finit en arpèges espiègles de plus en plus explosives . On croit que c'est fini et ça repart de plus belle ! Le compositeur se joue de nous ! S'amuse ! se moque ! Et enfin conclut sur une très longue note .

Et on reconnut Bach doux et profond... mais aussi emballé avec une fugue qui conclut le concert qui on put le constater aurait malmené le pauvre orgue de saint Luc !

 

Un jeune organiste de talent

Né en 1991, Olivier Wyrwas débute ses études musicales au conservatoire de Metz, où il obtint son DEM (Diplôme d'Étude Musicale) avec les plus hautes distinctions. Attiré par la musique ancienne, il approfondit ses études d'orgue, de clavecin et de basse continue à la Schola Cantorum de Bâle . Ayant obtenu son Bachelor of Art, il est à présent en première année de Master d'interprétation où il se perfectionne . Il est régulièrement invité en France et à l'étranger et sa jeune carrière en fait un hôte bienvenu à divers festivals comme celui de Masevaux. Olivier Wyrwas est actuellement titulaire des orgues du temple Saint-Étienne et de l'orgue du temple Saint-Jean tous deux à Mulhouse.

 

Mjr orgue